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Âgé de 12 000 ans, le Saint-Laurent est pourtant le plus
jeune fleuve du monde! Au large, il ressemble parfois
davantage à la mer tandis qu’au bord, ses
paysages rappellent l’histoire de sa naissance et de son évolution.
Il prend sa source dans les Grands Lacs, mais les rivières contribuent
à sa force. Découvre aussi des curiosités
naturelles qui créent la magie du Saint-Laurent.

Le fleuve Saint-Laurent prend sa source dans les Grands Lacs puis se gonfle de
tous les ruisseaux et rivières du Québec. Au fil de sa descente
naturelle vers l’océan, des paysages variés se succèdent
et s’entremêlent: berges et marais, plages et dunes, rocs et récifs
sont autant d’habitats particuliers pour la faune et la flore tandis que
les gens ont toujours recherché la compagnie du Saint-Laurent en établissant
villes et villages près de ses rives. Malheureusement, les hommes ne font
pas toujours de bons voisins aux beautés de la nature…
Berges et marais
Les marais, un milieu de vie productif
Savais-tu que les marais qui bordent le fleuve Saint-Laurent grouillent
d’organismes vivants et qu’ils sont considérés
comme un écosystème aussi riche que la forêt tropicale?
Malheureusement, la plupart des marais du fleuve Saint-Laurent ont
été remplis de gravier et de terre afin d’agrandir
le territoire pour y construire des maisons, des usines et des routes.
Des murs et des digues ont été érigés
afin d’empêcher le débordement des vagues. Or,
chaque marais qui disparaît menace la survie de centaines d’espèces
d’insectes, d’oiseaux, de poissons, de plantes et d’autres
organismes vivants.
Les aboiteaux, des champs cultivés arrachés
à la mer
Dans le Bas Saint-Laurent, particulièrement dans la région
de Kamouraska, les agriculteurs utilisent un moyen astucieux pour
transformer les prairies marines salées en champs cultivables:
l’aboiteau. Il s’agit d’un barrage longeant le fleuve
et muni de portes. Ainsi, lorsque la marée est basse, l’eau
des champs coule dans des fossés vers le fleuve tandis que
la marée montante ferme automatiquement les portes! Haute d’environ
4 mètres, cette digue empêche donc l’eau salée
d’inonder ces champs « volés »
à la vie maritime du fleuve Saint-Laurent.
Les marais, une usine naturelle de filtration
des eaux
Les gens qui luttent pour la préservation des marais ne sont
pas tous des rêveurs. En effet, nous savons maintenant qu’un
marais de la taille d’un village remplace efficacement une usine
de filtration de l’eau valant plusieurs millions de dollars.
En plus, le marais fonctionne tout seul, ne se brise jamais et ne
coûte pas un seul sou!
Une vue de rêve, mais un cauchemar bien
réel
Plusieurs maisons construites en bord de mer, surtout sur la Côte-Nord,
pourraient un jour dégringoler sur la plage. En érigeant
des murs de béton et des digues de rochers afin de repousser
les attaques de la marée sur la pelouse, les habitants croient
bien se protéger. Mais la marée, entêtée,
poursuit son œuvre ailleurs. Et dans certains cas, elle gruge
le sol à la base. Au bout d’un certain temps, la terre
qu’on croyait ferme, glisse et emporte tout dans un torrent
de boue.
Certaines routes panoramiques qui longent le fleuve sont aussi menacées
par ce phénomène, appelée l’érosion.
L’érosion est causée par les marées, les
vents de mer et le déboisement. Dans certains lieux, la falaise
recule de plus de 10 mètres par année! C’est énorme.
Pendant combien de temps encore ces superbes routes panoramiques tiendront-elles
le coup avant d’être emportées par la force des
flots?
Dans un marais près de chez toi
Si tu habites près du fleuve Saint-Laurent, il existe peut-être
un marais que tu peux visiter tout près. Plus qu’une
aventure, cette visite pourrait se transformer en un vrai safari!
Pour connaître la liste, la localisation géographique
et la description de la faune et de la flore des principaux marais
en bordure du fleuve Saint-Laurent, dont certains sont aménagés
pour l’observation, clique
ici. Ce guide a été préparé par l’Union
québécoise pour la conservation de la nature (UQCN),
un groupe écologique très actif. |
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