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Âgé de 12 000 ans, le Saint-Laurent est pourtant le plus
jeune fleuve du monde! Au large, il ressemble parfois
davantage à la mer tandis qu’au bord, ses
paysages rappellent l’histoire de sa naissance et de son évolution.
Il prend sa source dans les Grands Lacs, mais les rivières contribuent
à sa force. Découvre aussi des curiosités
naturelles qui créent la magie du Saint-Laurent.

Le fleuve Saint-Laurent prend sa source dans les Grands Lacs puis se gonfle de
tous les ruisseaux et rivières du Québec. Au fil de sa descente
naturelle vers l’océan, des paysages variés se succèdent
et s’entremêlent: berges et marais, plages et dunes, rocs et récifs
sont autant d’habitats particuliers pour la faune et la flore tandis que
les gens ont toujours recherché la compagnie du Saint-Laurent en établissant
villes et villages près de ses rives. Malheureusement, les hommes ne font
pas toujours de bons voisins aux beautés de la nature…
Rocs et récifs
Les pièges immergés du fleuve
Après les tumultueux rapides de LaChine, près de Montréal,
la pente du lit du Saint-Laurent s’adoucit et coule tranquillement
vers Québec à travers une vallée arrondie. Les
navires empruntent un chenal creusé dans le lit du fleuve.
Mais dès que le fleuve croise les montagnes du Bouclier laurentien
sur la rive nord et les Appalaches sur la rive sud à Québec,
le paysage devient plus accidenté et très dangereux
pour les navigateurs. En fait, c’est entre Québec et
Tadoussac que la navigation sur le fleuve exige une excellente connaissance
de la mer.
Les hauts-fonds du Saint-Laurent: des collines
sous la mer
Le fond du fleuve, appelé le « lit », est très
irrégulier. La profondeur peut varier subitement de plusieurs
mètres parce qu’il y a des monticules et de petites collines
sous-marines. Ces obstacles naturels sont parfois à fleur d’eau,
c’est-à-dire qu’ils sont cachés par l’eau.
Au large du Bic, près de Rimouski, il existe même une
véritable montagne sous la mer!
Les hauts-fonds, qu’ils soient gros ou petits, sont redoutés
par les marins. Ainsi, une collision avec un haut-fond peut endommager
la coque, faire chavirer le bateau, et même casser le navire
en deux! S’il s’est échoué tout doucement,
le navire a une petite chance de se tirer de sa fâcheuse position
au moment de la marée montante qui augmente alors le niveau
de l’eau. Autrement, le capitaine doit faire remorquer son navire
ou l’abandonner aux pirates!
Au large de Tadoussac, le haut-fond Prince
L’un des plus dangereux hauts-fonds du fleuve Saint-Laurent
se trouve au large de Tadoussac. On y trouve un phare surmonté
sur un pilier qui lui donne l’air d’une toupie. Malgré
ce phare et tous les instruments modernes de navigation, un paquebot
s’est échoué il y a quelques années sur
ce haut-fond par un bel après-midi d’été!
Mince consolation, il n’était surtout pas le premier
navire à se faire piéger par ce récif.
Le « reef » de l’île
d’Anticosti
L’île d’Anticosti est la plus grosse du Saint-Laurent,
mais aussi la plus difficile d’accès pour les navires.
Elle est entourée d’une large et solide batture appelée le " reef " qui a
causé de nombreux naufrages. Cette île était la
terreur des marins, car les bourrasques pouvaient rompre les amarres
et emportées le bateau vers les rochers… naufrage garanti! |
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