Une station orbitale océanique et un « voilier solaire ...
 
 

Âgé de 12 000 ans, le Saint-Laurent est pourtant le plus jeune fleuve du monde! Au large, il ressemble parfois davantage à la mer tandis qu’au bord, ses paysages rappellent l’histoire de sa naissance et de son évolution. Il prend sa source dans les Grands Lacs, mais les rivières contribuent à sa force. Découvre aussi des curiosités naturelles qui créent la magie du Saint-Laurent.


Le fleuve Saint-Laurent prend sa source dans les Grands Lacs puis se gonfle de tous les ruisseaux et rivières du Québec. Au fil de sa descente naturelle vers l’océan, des paysages variés se succèdent et s’entremêlent: berges et marais, plages et dunes, rocs et récifs sont autant d’habitats particuliers pour la faune et la flore tandis que les gens ont toujours recherché la compagnie du Saint-Laurent en établissant villes et villages près de ses rives. Malheureusement, les hommes ne font pas toujours de bons voisins aux beautés de la nature…

Ruisseaux et rivières
Berges et marais
Plages et dunes
Rocs et récifs
Villes et villages


Villes et villages
Villes et villages, Fleuve Saint-Laurent

Le fleuve Saint-Laurent à vol d’oiseau
Si tu as déjà survolé la vallée du Saint-Laurent, tu as sans doute remarqué le long ruban de maisons et de villages qui bordent le fleuve comme s’il s’agissait d’une route. Et c’est exactement l’idée qu’avait en tête les Français qui ont colonisé la Nouvelle-France, c’est-à-dire le Québec. À l’époque, la seule route était le fleuve Saint-Laurent. Il était donc tout à fait logique que chaque habitant soit près de sa voiture, c’est-à-dire sa chaloupe ou son canot. Plus tard, les riverains du fleuve construiront des bateaux bien adaptés à la navigation sur le fleuve:
les « goélettes ».

C’est pour cette raison que chaque colon disposait d’une bande de terre bordée par le fleuve et qui s’enfonçait dans la forêt. Ainsi, chacun pouvait profiter à la fois du fleuve (transport et pêche) et des ressources de la forêt (bois de construction, bois de chauffage et chasse). De plus, plusieurs villages ont été établis à l’embouchure d’une rivière. Cette rivière permettait d’alimenter un moulin pour moudre le grain. Puis, vers les années 1800, les rivières ont permis de transporter vers le fleuve, par flottage, des billots de bois (appelés « pitounes ») coupés par les bûcherons établis dans des camps de l’arrière-pays forestier.

Mais il y avait une autre raison à cette disposition des habitations le long du fleuve: la communication. Parce qu’aucun moyen moderne de communication n’existait comme la radio ou le téléphone, il était possible de transmettre une nouvelle de maison en maison et de village en village jusqu’à Québec où résidait le gouverneur et les militaires. Dès qu’un bateau ennemi était repéré par un habitant, on pouvait envoyer un messager et se préparer à repousser l’attaque tout au long des côtes du fleuve.

Les humains fréquentent le Québec depuis 12 000 ans!
Bien avant l’arrivée des colons français il y a 400 ans, le Québec actuel était fréquenté par les autochtones des Premières nations. Sauf la nation iroquoise, la plupart des autres nations amérindiennes étaient nomades, c’est-à-dire que ces autochtones parcouraient le territoire au gré des saisons et des activités de pêche et de chasse. En été par exemple, ils dressaient un campement provisoire dans une baie du fleuve, près d’une rivière. Ils pouvaient donc à la fois chasser la baleine, pêcher le saumon et cueillir des fruits.

Les archéologues ont trouvé de nombreux sites de campement autochtones au Québec. Tu sais sans doute qu’un archéologue fouille dans le sol à la recherche de traces et d’objets anciens. Selon le matériau, la forme, l’utilité et l’âge de l’objet, il peut reconstituer l’histoire de son mystérieux propriétaire.

Des objets anciens sous nos villes et villages?
Les fouilles archéologiques menées au Québec depuis plus de 100 ans nous ont appris beaucoup sur le mode de vie des premiers habitants, les Autochtones. Il semble que depuis plusieurs millénaires, les humains ont préféré les mêmes lieux pour s’établir, souvent, en bordure du fleuve Saint-Laurent et à l’embouchure d’une rivière. Si tu habites le long du Saint-Laurent, peut-être existe-t-il des objets très anciens sous tes pieds! Mais n’entreprend pas de fouilles dans le jardin sans l’autorisation de tes parents!

Les archéologues disent qu’il faut savoir « lire le paysage » afin de trouver un site où ils auraient une chance de découvrir un lieu jadis fréquenté par des humains. Le paysage est comme un grand livre ouvert et son alphabet se compose de cours d’eau, de forêts, de montagnes qui sont autant d’habitats différents pour la faune et la flore. Si tu veux découvrir dans le sol des traces d’occupation humaine, il est plus avantageux de chercher là où il te semblerait bon de vivre, non?

Plonge-toi dans le Musée bleu, car il t’apprendra à « lire » le paysage en te révélant de nombreux indices sur l’environnement, la faune, la flore et les gens qui ont fréquenté le territoire de Montréal à Gaspé en passant par Québec, Tadoussac et Blanc Sablon! Tu découvriras aussi qu’il existe des archéologues marins qui fouillent le fond du fleuve…

Pour en savoir plus sur les fouilles archéologiques au Québec :
Archéo-Québec