Une station orbitale océanique et un « voilier solaire ...
 
 

On trouve de très grosses baleines, des bélugas et des phoques dans le fleuve Saint-Laurent. Ces animaux marins sont attirés par l’abondante nourriture, tout comme des centaines de milliers d’oiseaux. Les poissons et fruits de mer nourrissent aussi les humains, mais la pêche de plusieurs de ces animaux est contrôlée. Savais-tu qu’il existe des lois pour protéger non seulement les espèces menacées, mais aussi la flore et même les paysages! Et le fleuve regorge d’autres curiosités!


Les baleines en visite dans le fleuve Saint-Laurent viennent-elles simplement revoir leurs cousins, les bélugas du Saint-Laurent qui eux sont plutôt casaniers? Peut-être, mais ces retrouvailles sont surtout l’occasion d’un grand festin tout le long de la Côte-Nord de Tadoussac à Natasquan. Quant aux phoques, ils se prélassent au soleil sur les rochers ou font des pirouettes pour amuser le public...

Baleines en visite
Bélugas du Saint-Laurent
Phoques en stock


Bélugas du Saint-Laurent

Le béluga, un habitant du fleuve Saint-Laurent

Bélugas, Fleuve Saint-Laurent
Contrairement aux autres baleines, le béluga habite le fleuve Saint-Laurent toute l’année. Il n’est pas rare de le voir nager dans le fjord du Saguenay, surtout près de la baie de la rivière Sainte-Marguerite, réputée également pour ses saumons qui viennent y pondre leurs oeufs. Il semble que les femelles bélugas et leurs petits fréquentent surtout le Saint-Laurent entre l'Isle-aux-Coudres et Tadoussac tandis que les bélugas mâles vont au-delà de Tadoussac dans l’estuaire maritime, là où les eaux sont plus salées.

Le béluga du Saint-Laurent, un brise-glace
Cette espèce de béluga est munie d’un aileron sur le dos qui lui permet de fendre la glace. Sans cet aileron, ce mammifère marin qui doit remonter en surface afin de respirer, se ferait piéger sous la banquise, une solide couche de glace. C’est d’ailleurs ce danger qui guette les baleines de l’Atlantique lorsqu’elles quittent trop tardivement le Saint-Laurent.

Concert de mer
Le béluga est aussi surnommé « canari des mers » parce que son chant ressemble à celui de cet oiseau. Bavard, joueur, curieux et « chanteur populaire », tu comprends alors pourquoi il est l’un des chouchoux du public des safaris aux baleines sur le Saint-Laurent! D’ailleurs, peut-être as-tu déjà entendu l’enregistrement de chants des baleines, une musique mystérieuse et enveloppante?

À la recherche du langage des dauphins
Mais on ne pense pas que le « gazouilli » du canari des mers soit un langage aussi précis que celui des dauphins, cousins des bélugas. Car tu sais sans doute que certains scientifiques sont convaincus que les dauphins, des mammifères marins de la grande famille des baleines, disposent d’un langage. Malgré leurs recherches, les humains ne sont jamais parvenus à communiquer avec les dauphins dans leur langage. Savais-tu qu’on trouve quelques espèces de dauphins dans le fleuve Saint-Laurent?

Des dauphins ont participé à la guerre en Irak en 2003!
Les dauphins sont très intelligents. Nous leur enseignons bien plus que des tours et des pirouettes pour amuser le public des aquariums. Ainsi, les militaires utilisent l’intelligence des dauphins afin de repérer et de signaler des mines sous-marines. Le dauphin patrouille les eaux à la recherche de mines. Mais, rassure-toi, il ne touche jamais aux mines découvertes! Le dauphin signale, par un mouvement appris, la position de la mine. Ces dauphins, enrôlés dans la Marine américaine, ont rempli leur première mission au moment de la guerre contre l’Irak en mars 2003.

Les bélugas dans la mire des pilotes de bombardiers
Les temps ont bien changé, car savais-tu que pendant la guerre de 1939-45, les pilotes de bombardiers qui s’entraînaient au-dessus du fleuve Saint-Laurent, prenaient pour cibles les bélugas. Par leur couleur blanche visible à la surface de la mer, ces mammifères marins qui se déplacent en groupe, devenaient des cibles mobiles et réalistes.

Chasseurs de têtes
Mais les pilotes des bombardiers n’étaient pas les seuls à chasser les bélugas. En fait, tous les pêcheurs chassaient ce mammifère marin parce qu’on croyait qu’ils dévoraient les morues et les saumons. Ainsi, plus de 3 000 bélugas ont été tués dans les années 1930! Et chaque queue de béluga rapportait 15 dollars payés par le gouvernement! Pourtant, un biologiste démontra un jour que le béluga ne mangeait ni morue ni saumon! C’était plutôt la faute aux pêcheurs qui, depuis des siècles, avait pêché sans répit jusqu’à vider le Saint-Laurent de ces poissons très appréciés.