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 On trouve de très grosses baleines,
des bélugas et des phoques
dans le fleuve Saint-Laurent. Ces animaux marins sont attirés par l’abondante
nourriture, tout comme des centaines de milliers d’oiseaux.
Les poissons et fruits de mer nourrissent aussi
les humains, mais la pêche de plusieurs de ces animaux est contrôlée.
Savais-tu qu’il existe des lois pour protéger non seulement les espèces
menacées, mais aussi la flore et même les
paysages! Et le fleuve regorge d’autres curiosités!

Les baleines en visite dans le fleuve Saint-Laurent viennent-elles simplement
revoir leurs cousins, les bélugas du Saint-Laurent qui eux sont plutôt
casaniers? Peut-être, mais ces retrouvailles sont surtout l’occasion
d’un grand festin tout le long de la Côte-Nord de Tadoussac à
Natasquan. Quant aux phoques, ils se prélassent au soleil sur les rochers
ou font des pirouettes pour amuser le public...
Phoques en stock
Phoques et bélugas, même combat!
Parmi toutes les espèces de baleines qui fréquentent
le fleuve Saint-Laurent durant l’été, seuls les
bélugas et les phoques y résident toute l’année.
Ils sont en quelque sorte compagnons dans le même combat pour
leur survie, car leur alimentation semblable en fait des animaux profondément
atteints par la pollution. De plus, ils sont souvent accusés
par les pêcheurs de manger tous les poissons. Pourtant, selon
les scientifiques, ils sont trop peu nombreux dans le fleuve et le
golfe du Saint-Laurent pour causer de tels ravages. Ces mammifères
marins traînent injustement une mauvaise réputation depuis
longtemps, mais les choses changent depuis que de plus en plus de
gens s’intéressent de près à ces animaux
fascinants.
Certains phoques vont dans le sud du Québec
Depuis quelques années, les gens signalent de plus en plus
souvent la présence de phoques qui se font chauffer la couenne
au soleil sur les berges du fleuve Saint-Laurent près de Québec,
de Trois-Rivières et même de Montréal! Il semble
que les quatre espèces de phoques qui fréquentent les
eaux du fleuve et du golfe du Saint-Laurent vivent aussi bien en eau
salée qu’en eau douce. Le phoque commun, le phoque à
capuchon, le phoque gris et le phoque du Groenland semblent aimer
voyager et découvrir du pays! Mais la véritable raison
qui pousse les phoques loin de leur habitat naturel, surtout au mois
d’août, serait la surpopulation de phoques dans l’Atlantique.
Malgré ses pirouettes et son air sympathique et espiègle,
le phoque est une bête sauvage qui peut mordre et transmettre
des maladies. Après tout, nos ancêtres le surnommait
le « loup-marin ». En aucun cas, il ne faut donc tenter
de le flatter, de le soigner ou de le nourrir.
Le phoque commun, un habitué du fleuve
Le phoque commun fréquente les eaux de l’estuaire du
Saint-Laurent, mais il peut parfois visiter des lacs et des rivières!
En été, il préfère la côte tandis
qu’en hiver il regagne l’une des milliers d’îles
désertes du fleuve et du golfe. Son pelage est de couleur bleu-gris
avec de petites taches noires et blanches. Il mesure moins de 2 mètres,
mais pèse en moyenne 75 kg tandis que son bébé
pèse à la naissance environ 10 kg.
Le phoque à capuchon
La rencontre avec cette espèce de phoque est plus rare, car
l’été il préfère nager dans les
eaux profondes bien au large des plages fréquentées.
Le nom de « phoque à ballon » lui conviendrait
beaucoup mieux que « phoque à capuchon ». Parce
qu’il s’agit d’une sorte de ballon rose que le mâle
tient sous sa lèvre, comme s’il soufflait un ballon avec
de la gomme à mâcher. Lorsqu’il est fâché
ou veut séduire une femelle de son goût, il gonfle son
« ballon ». Le mâle mesure plus de 2 mètres
et pèse jusqu’à 400 kg tandis que la femelle est
moins grosse.
Le phoque du Groenland et son blanchon si mignon
C’est sans doute le phoque le plus célèbre du
Saint-Laurent qu’il fréquente surtout l’hiver et
le printemps lorsque la femelle accouche de son « blanchon ».
Le nouveau-né est appelé ainsi parce qu’il possède
une fourrure blanche comme neige. La chasse au blanchon, sur les banquises
des îles du golfe du Saint-Laurent, suscite beaucoup de colère
surtout en Europe. On accuse les chasseurs de ces si mignons blanchons
de faire une véritable boucherie. Mais il faut dire que le
spectacle de ces blanchons éclaboussés de sang inspire
la terreur. Interdite pendant 20 ans, la chasse aux blanchons est
recommencée. Mais les chasseurs ne peuvent tuer que les bébés
âgés de plus de 3 semaines, c’est-à-dire
l’âge où le blanchon perd sa fourrure blanche pour
un pelage à poils courts et de couleur argentée.
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