|
|
|
 |
 On trouve de très grosses baleines,
des bélugas et des phoques
dans le fleuve Saint-Laurent. Ces animaux marins sont attirés par l’abondante
nourriture, tout comme des centaines de milliers d’oiseaux.
Les poissons et fruits de mer nourrissent aussi
les humains, mais la pêche de plusieurs de ces animaux est contrôlée.
Savais-tu qu’il existe des lois pour protéger non seulement les espèces
menacées, mais aussi la flore et même les
paysages! Et le fleuve regorge d’autres curiosités!
 À lui seul, le fleuve est un monde merveilleux de curiosités où
la vie de milliers d’espèces animales et végétales
est réglée comme un coucou suisse. Mais le moindre dérèglement
de l’environnement peut avoir des conséquences désastreuses.
Depuis 20 ans, l’étude des organismes vivants nous a permis de mieux
connaître le fleuve. Et, parfois, de sonner l’alarme. Apprends-en
davantage sur ce fleuve bien vivant.
Les pollueurs masqués
Un espion caché contre des pollueurs masqués
Certains bateaux déversent leur vieille huile à moteur
(mazout) en mer et souvent, en pleine nuit, pour ne pas se faire prendre,
car c’est interdit dans les eaux canadiennes. Malgré
tout, des dizaines de milliers d’oiseaux aquatiques périssent
chaque année dans le golfe du Saint-Laurent à la suite
de ces déversements illégaux totalisant en moyenne 300 000 litres
d’huile!
Mais depuis l’été 2004, le Canada dispose d’un
espion très bien caché. Où? Dans l’espace
à bord d’un satellite de communication! Ce satellite
est équipé de caméras qui permettent de prendre
sur le fait ces pollueurs des mers, ennemis de l’écologie.
Ainsi, en quelques mois de service, deux navires ont été
démasqués par cette caméra... très bien cachée!
Des passagers clandestins et indésirables
Malheureusement, il est plus difficile de surprendre sur le fait la
vidange des eaux de « ballast ». Le ballast, c’est
un compartiment étanche dans le fond de la coque d’un
navire que l’on remplit de mazout, d’eau douce ou d’eau
de mer. Le ballast permet au navire d’avoir un meilleur équilibre
selon le poids et le volume de sa cargaison.
Mais si le navire transatlantique remplit son ballast avec de l’eau
puisée dans la Mer Noire en Russie et qu’il s’en
débarrasse dans le fleuve au port de Montréal, il risque
alors de larguer accidentellement des espèces exotiques dans
les eaux du Saint-Laurent. La plupart des espèces ne survivent
pas parce qu’elles ne sont pas adaptées à notre
climat rigoureux, mais d’autres s’accrochent et perturbent
les écosystèmes. C’est le cas de la tristement
célèbre moule
zébrée.
De tous temps, les bateaux ont ainsi joué aux « marchands
de souvenirs »! Ainsi, le rat norvégien était
un passager clandestin à bord de bateaux venus d’Europe.
Il règne maintenant en roi et maître non seulement dans
tous les égouts des villes d’Amérique, mais aussi
dans les campagnes! Malheureusement, ce rongeur nuisible transporte
de nombreuses maladies qu’il peut transmettre à l’homme.
|
 |
|