Une station orbitale océanique et un « voilier solaire ...
 
 

On trouve de très grosses baleines, des bélugas et des phoques dans le fleuve Saint-Laurent. Ces animaux marins sont attirés par l’abondante nourriture, tout comme des centaines de milliers d’oiseaux. Les poissons et fruits de mer nourrissent aussi les humains, mais la pêche de plusieurs de ces animaux est contrôlée. Savais-tu qu’il existe des lois pour protéger non seulement les espèces menacées, mais aussi la flore et même les paysages! Et le fleuve regorge d’autres curiosités!


La flore du Saint-Laurent est d’une incroyable richesse, qu’il s’agisse de la flore du littoral ou de la flore aquatique qui fournit nourriture et oxygène aux organismes vivants du fleuve.

Flore du littoral
Flore aquatique


Flore du littoral


Les plantes et fleurs qui poussent au bord du fleuve sont nombreuses et diverses selon la matière du sol, l’ensoleillement, le niveau de l’eau et des marées et d’une foule d’autres raisons!
Flore du littoral, Fleuve Saint-Laurent

Les plantes les plus communes
La spartine domine les marais d’eau salée, car elle a absolument besoin de sel pour survivre. C’est l’une des plantes les plus résistantes, car elle peut être noyée sous la marée sans pour autant mourir. La scirpe est une autre plante commune dont les racines sont l’aliment de base de l’oie des neiges et d’autres oiseaux aquatiques. Les oiseaux plongent le bec dans la vase à la recherche des racines de la plante.

La salicorne, une plante comestible
La salicorne pousse le long du littoral dans l’estuaire du Saint-Laurent. Depuis quelques années, elle agrémente les plats préparés par de grands chefs du Québec.

Quand les agneaux vont à la mer
À l’Île Verte, une petite île habitée située au large de Tadoussac, des agneaux passent l’été le long de pâturages en bordure de mer. Très appréciés des grands chefs cuisiniers et des gourmets, ces agneaux ont paraît-il un petit parfum salin! Mais l’histoire ne dit pas si les agneaux admirent les « moutons » qui s'agitent sur la mer au large…

La mousse de mer
Connue sous plusieurs noms tels « herbe de bernache » « foin de mer », « varech de mer », la mousse de mer poussait autrefois en abondance sur les battures des côtes et des îles du Bas-Saint-Laurent. On fauchait cette plante comme du foin afin de la vendre à des fabricants de meubles qui l’utilisaient comme matériau de rembourrage de fauteuils et matelas! Cette activité rapportait beaucoup d’argent aux habitants. Malheureusement, la mousse de mer est disparue dans les années 1930, victime d’une maladie.

La Salicaire pourpre, une espèce de plante envahissante
Introduite accidentellement au Canada il y a plus de 150 ans, cette jolie plante aux fleurs mauves représente pourtant une menace pour les autres espèces de plantes du littoral. Originaire d’Europe, elle n’a aucun prédateur et peut donc croître librement. C’est ainsi qu’elle se répand au détriment des autres plantes. Une seule plante peut disperser près de 3 millions de graines! Et elle résiste à tous les mauvais traitements destinés à la faire disparaître.

Mais pourquoi veut-on se débarrasser de cette plante? Parce qu’elle pourrait devenir la reine des berges et marais du Saint-Laurent, privant ainsi les oiseaux et les poissons des autres plantes dont ils se nourrissent. Ils pourraient donc finir par disparaître du paysage, faute de nourriture. Comme tu vois, le problème de cette plante envahissante, c’est qu’aucun organisme vivant n’en veut, sauf ceux qui aiment les belles fleurs sauvages!