|
|
|
 |
 Le Saint-Laurent a vu passer bien des gens avant d’être « découvert
» par le navigateur français Jacques Cartier. Les Autochtones furent
les premiers hommes à le côtoyer, mais d’autres peuples
ont aussi devancé la navigation de l’explorateur
français Jacques Cartier le long des rives du golfe et du fleuve Saint-Laurent.
Certains ont fait du Saint-Laurent leur métier,
tandis que d’autres leur pays d’adoption. Le fleuve Saint-Laurent,
c’est une longue histoire composée d’anecdotes et de curiosités.

Le fleuve Saint-Laurent est le gagne-pain de bien des gens. Depuis plus de 300
ans, des pilotes guident les navigateurs afin de les mener à bon port.
Longtemps, les pilotes pouvaient aussi compter sur le travail des gardiens de
phare qui veillaient toute la nuit sur le fleuve noir afin de guider les marins.
Aujourd’hui, la plupart des phares sont automatisés, mais le Saint-Laurent
est placé sous la haute surveillance des gardes-côte. Quant aux pêcheurs,
de plus en plus deviennent mariculteurs, c’est-à-dire cultivateur
des mers!
Garde-côte
La garde côtière, la police des
eaux
La plupart des pays surveillent les côtes,
les fleuves et les mers intérieures afin que les bateaux qui
y circulent ou y pêchent respectent les lois. Sur la terre ferme,
la police veille à la sécurité des gens, la prévention
des accidents et le respect des lois. Même chose sur les eaux,
mais c’est la garde côtière qui est la police.
Comme les policiers, les agents de la garde côtière ont
les mêmes pouvoirs. Ils peuvent ordonner l’arrêt
d’un navire suspect, émettre des contraventions, fouiller
un navire ou le « saisir » c’est-à-dire s’emparer
du bateau et de sa cargaison si elle contient des choses ou substances
interdites au Canada.
Les yeux du Saint-Laurent
La garde côtière a des yeux partout grâce à
la collaboration des gens habitant les îles et les rives du
Saint-Laurent, de même que des pêcheurs qui signalent tout
bateau louche. Ainsi, les drogues illégales entrent
souvent clandestinement au Canada par les bateaux. Parfois, la cargaison
est larguée discrètement en pleine mer et récupérée
par des complices à bord d’un petit bateau. Cette collaboration
a d’ailleurs permis de beaux coups de filet!
Sauvetage dans le Saint-Laurent
C’est la garde côtière qui organise les opérations
de sauvetage en mer lorsqu’un bateau, petit ou grand, envoie
un message de détresse parce qu’il est égaré
ou menacé de faire naufrage. En mer, tout bateau qui capte
un message de détresse doit se joindre aux efforts de recherche
et de sauvetage. Même si la garde côtière dispose
de nombreux navires et d’hélicoptères, l’immensité
de l’estuaire du Saint-Laurent retarde l’arrivée
des secours. Souvent, l’armée est aussi appelée
en renfort afin de localiser les survivants et les radeaux de sauvetage.
La voirie du fleuve
La garde-côtière est aussi responsable de l’entretien
du chenal de navigation sur le fleuve et sur la Voie maritime du Saint-Laurent,
un système d’écluses et de canaux qui permet aux
bateaux de se rendre en toute sécurité jusqu’aux
Grands Lacs et aux ports des États-Unis. D’ailleurs, savais-tu
que les écluses de la Voie maritime permettent aux bateaux
de grimper une hauteur de 180 mètres? En hiver, les navires
brise-glace de la garde côtière doivent constamment briser les embâcles de glace
qui se forment sur le fleuve. Sans leur intervention, le fleuve deviendrait
une immense patinoire dès le mois de janvier! C’est aussi
la garde côtière qui installe les bouées, entretient
les phares et les aides à la navigation.
Les missions scientifiques
Certains navires de la garde côtière embarquent des scientifiques
et des biologistes afin qu’ils puissent étudier le Saint-Laurent
sur place plutôt que dans leur laboratoire. La garde côtière
canadienne recueille aussi tous les jours de nombreuses informations sur le Saint-Laurent.
Ces informations sont très précieuses pour améliorer
notre connaissance du fleuve.
Comme tu vois, pour travailler à la garde côtière,
il faut aimer le fleuve passionnément! |
 |
|