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 Le Saint-Laurent a vu passer bien des gens avant d’être « découvert
» par le navigateur français Jacques Cartier. Les Autochtones furent
les premiers hommes à le côtoyer, mais d’autres peuples
ont aussi devancé la navigation de l’explorateur
français Jacques Cartier le long des rives du golfe et du fleuve Saint-Laurent.
Certains ont fait du Saint-Laurent leur métier,
tandis que d’autres leur pays d’adoption. Le fleuve Saint-Laurent,
c’est une longue histoire composée d’anecdotes et de curiosités.

Le fleuve Saint-Laurent est le gagne-pain de bien des gens. Depuis plus de 300
ans, des pilotes guident les navigateurs afin de les mener à bon port.
Longtemps, les pilotes pouvaient aussi compter sur le travail des gardiens de
phare qui veillaient toute la nuit sur le fleuve noir afin de guider les marins.
Aujourd’hui, la plupart des phares sont automatisés, mais le Saint-Laurent
est placé sous la haute surveillance des gardes-côte. Quant aux pêcheurs,
de plus en plus deviennent mariculteurs, c’est-à-dire cultivateur
des mers!
Gardien de phare
Gardien de phare, un métier de rêve?
Plusieurs gardiens de phare sont morts noyés, certains sont
devenus fous tandis que d’autres ont passionnément veillé
à maintenir la lumière de leur phare situé sur
une île, un rocher perdu au milieu du fleuve ou dans un lieu
isolé sur la rive. Certains gardiens occupaient même
un bateau-phare ancré dans une mer souvent agitée, une
tâche semble-t-il inhumaine!
Ainsi, pendant près de 200 ans, les gardiens de phare du Saint-Laurent
ont veillé chaque nuit afin de guider les marins dans leur
navigation dangereuse sur le fleuve. Et le jour venu, le brouillard
fréquent les tenait très occupés, car les gardiens
devaient tirer un coup de canon à intervalle régulier
en guise de signal sonore. Heureusement, au début de 1900,
un sifflet à vapeur a avantageusement remplacé le canon.
Maintenir la flamme
Avant l’invention de l’ampoule électrique vers
la fin des années 1800, la lanterne du phare se composait de
15, 20 et même 30 lampes à l’huile! Puisque le
globe de verre de ces lampes se noircissait souvent pendant la nuit,
le gardien devait frotter patiemment la suie de tous les globes et
les miroirs réflecteurs afin qu’ils soient parfaitement
propres. Une tâche monotone qui pouvait parfois prendre plusieurs
heures! Et il ne pouvait absolument pas se coucher avant d’avoir
fini ce frottage!
Une journée bien remplie
Occupé dès la nuit tombante jusqu’au matin, le
gardien de phare pouvait enfin dormir l’après-midi. Mais
le gardien devait aussi entretenir les bâtiments, peindre fréquemment
les installations, soigner son petit jardin de légumes attenant
au phare et pêcher son repas du soir!
Le phare, une vraie glacière!
Les premiers gardiens habitaient dans leur phare, un édifice
de pierres et de mortier difficiles à chauffer, très
humide et fouetté jour et nuit par le vent et les embruns.
Ce n’est que vers les années 1900, suite aux nombreuses
plaintes des gardiens, que des maisons ont été construites
pour le gardien et, parfois, pour sa famille qui l’accompagnait.
L’abandon des phares
Les phares ont été entièrement automatisés
dans les années 1980. Plusieurs ont été abandonnés,
car les navigateurs disposent maintenant de nombreux instruments modernes
et précis qui rendent la plupart des phares complètement
inutiles. La plupart des phares d’antan sont retournés
à la noirceur après avoir brillé si longtemps
dans le Saint-Laurent. |
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