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 Le Saint-Laurent a vu passer bien des gens avant d’être « découvert
» par le navigateur français Jacques Cartier. Les Autochtones furent
les premiers hommes à le côtoyer, mais d’autres peuples
ont aussi devancé la navigation de l’explorateur
français Jacques Cartier le long des rives du golfe et du fleuve Saint-Laurent.
Certains ont fait du Saint-Laurent leur métier,
tandis que d’autres leur pays d’adoption. Le fleuve Saint-Laurent,
c’est une longue histoire composée d’anecdotes et de curiosités.

Le fleuve Saint-Laurent est le gagne-pain de bien des gens. Depuis plus de 300
ans, des pilotes guident les navigateurs afin de les mener à bon port.
Longtemps, les pilotes pouvaient aussi compter sur le travail des gardiens de
phare qui veillaient toute la nuit sur le fleuve noir afin de guider les marins.
Aujourd’hui, la plupart des phares sont automatisés, mais le Saint-Laurent
est placé sous la haute surveillance des gardes-côte. Quant aux pêcheurs,
de plus en plus deviennent mariculteurs, c’est-à-dire cultivateur
des mers!
Pêcheurs et mariculteurs
Les mariculteurs, les « fermiers de la
mer »
Savais-tu qu’il y a de plus en plus de « fermiers de la
mer » qui cultivent de bons produits au beau milieu du fleuve
ou dans des bassins remplis d’eau de mer? Nous les appelons
« aquaculteurs » ou « mariculteurs », parce
qu’ils cultivent dans l’eau.
La pêche pratiquée depuis plus de cent ans à bord
de chalutiers, de véritables
bateaux-usines très « gourmands », a
entraîné certaines espèces de poissons et de crustacés
au bord de la disparition. Certaines espèces ont survécu,
mais leur population baisse d’année en année.
Pêchée pendant des siècles, la morue est si rare
que sa pêche est interdite depuis dix ans! De plus, la pollution
empêche dans de nombreux endroits la consommation des poissons
(doré jaune, grand brochet, caplan), mollusques (moules, pétoncles)
et crustacés (homards, crevettes, crabes) du Saint-Laurent.
C’est pour toutes ces raisons que de plus en plus de pêcheurs
se font mariculteurs afin de gagner leur croûte. Et la mariculture,
ce n’est pas tellement sorcier!
La culture des œufs de moules
Au printemps, la moule bleue pond jusqu’à 1 million d’œufs!
Ces œufs sont en fait des larves minuscules qui dérivent
à moins de 8 mètres de la surface de l’eau. En
certains endroits du golfe du Saint-Laurent réputés
riches en larves, le mariculteur pompe l’eau de mer afin de
remplir un bassin situé près du rivage. Pour vivre et
se développer normalement, une larve doit s’accrocher
à une surface et s’y coller fermement. On tend alors
dans le bassin des cordes afin que les larves puissent s’y accrocher.
Savais-tu que plus de 2 000 larves de moules peuvent peupler un bout
de ficelle de 30 cm de long?
Une pouponnière naturelle
L’année suivante, les moules ont grossi et sont prêtes
pour la pouponnière située au fond de la mer! On met
les moules dans de grands filets largués à la mer. Ces
filets sont attachés à une bouée ancrée
au large dans leur habitat naturel. Deux ans plus tard, les filets
sont retirés de l’eau et les moules sont emballées
et livrées dans les poissonneries et supermarchés.
Les moyens de culture varient selon l’espèce de poisson,
de mollusque ou de crustacé cultivée. Mais le principe
est le même: il faut imiter le mieux possible la Nature. Savais-tu
qu’il existe en Chine un bassin de culture de pétoncles
aussi volumineux que le Stade olympique? Peut-être qu’un
jour nous ne mangerons que des produits de la mer cultivés
par les humains… C’est quand même un peu triste,
non? |
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