Une station orbitale océanique et un « voilier solaire ...
 
 

Le Saint-Laurent a vu passer bien des gens avant d’être « découvert » par le navigateur français Jacques Cartier. Les Autochtones furent les premiers hommes à le côtoyer, mais d’autres peuples ont aussi devancé la navigation de l’explorateur français Jacques Cartier le long des rives du golfe et du fleuve Saint-Laurent. Certains ont fait du Saint-Laurent leur métier, tandis que d’autres leur pays d’adoption. Le fleuve Saint-Laurent, c’est une longue histoire composée d’anecdotes et de curiosités.


Le fleuve Saint-Laurent est le gagne-pain de bien des gens. Depuis plus de 300 ans, des pilotes guident les navigateurs afin de les mener à bon port. Longtemps, les pilotes pouvaient aussi compter sur le travail des gardiens de phare qui veillaient toute la nuit sur le fleuve noir afin de guider les marins. Aujourd’hui, la plupart des phares sont automatisés, mais le Saint-Laurent est placé sous la haute surveillance des gardes-côte. Quant aux pêcheurs, de plus en plus deviennent mariculteurs, c’est-à-dire cultivateur des mers!

Garde-côte
Gardien de phare
Pilote
Pêcheurs et mariculteurs


Pilote

Les pilotes du Saint-Laurent
Savais-tu que le capitaine de tout navire transatlantique entrant dans le fleuve Saint-Laurent ou le fjord du Saguenay doit céder le gouvernail à un pilote local? Ainsi, il existe un poste de pilotage aux Escoumins, une localité riveraine située en aval de Tadoussac et de l’embouchure du Saguenay. Un quai s’avançant profondément dans le fleuve et muni d’une rampe permet au pilote de sauter sur une passerelle abaissée par le bateau qui longe alors le quai à faible vitesse. Attention à la marche!

Connaître le fleuve comme le fond de sa poche
Le pilote connaît le fleuve comme le fond de sa poche! Mais malgré une connaissance précise de la voie de navigation et de la route à suivre afin d’éviter les écueils et obstacles, chaque voyage est une nouvelle aventure pour le pilote. Car il doit tenir compte de la grandeur et du poids du navire, de la marée, des vents, des courants, des glaces, de la brume et des obstacles comme les îlots et les rochers à fleur d’eau… ouf! Il connaît donc par cœur la forme et la profondeur du chenal, un étroit canal de navigation balisé par des bouées et réservé au passage des cargos et paquebots de fort tonnage.

Mieux vaut un bon pilote plutôt qu’une bonne chaloupe!
Il est presque aussi long de devenir chirurgien que pilote du fleuve Saint-Laurent! Bien que le pilote dispose d’aides à la navigation et d’instruments comme le radar, le sonar et le GPS, il doit mener le navire en cas de panne technique ou de conditions climatiques difficiles.

Pour devenir pilote sur le fleuve Saint-Laurent, il faut d’abord avoir acquis un diplôme de navigation de niveau collégial, puis une longue expérience comme officier en haute-mer. Mais ce n’est pas tout, car il faut aussi accomplir deux années de pilotage sur le fleuve sous les ordres d’un pilote breveté.
Capitaine, Fleuve Saint-Laurent

Malgré l’important trafic maritime du Saint-Laurent où circulent plus de 10 000 cargos par année, les accidents ou collisions maritimes sont très rares. Heureusement, car les navires transportent parfois des cargaisons dangereuses pour l’environnement comme du pétrole ou des produits chimiques. Si, par malheur, il arrivait un accident ou un déversement de leur cargaison, imagine le dégât causé le long des côtes et le choc sur les animaux marins qui fréquentent le fleuve.

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Les pollueurs masqués