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 On trouve de très grosses baleines,
des bélugas et des phoques
dans le fleuve Saint-Laurent. Ces animaux marins sont attirés par l’abondante
nourriture, tout comme des centaines de milliers d’oiseaux.
Les poissons et fruits de mer nourrissent aussi
les humains, mais la pêche de plusieurs de ces animaux est contrôlée.
Savais-tu qu’il existe des lois pour protéger non seulement les espèces
menacées, mais aussi la flore et même les
paysages! Et le fleuve regorge d’autres curiosités!

Le fleuve Saint-Laurent est parsemé de plus de 10 000 îles et îlots
sauvages, refuges pour les oiseaux des îles qui y nichent et y pondent leurs
œufs à l’abri du vacarme de la civilisation. Mais des dizaines
d’espèces d’oiseaux de rivages ne sont pas tentées par
une croisière au large, sauf les oiseaux migrateurs qui fréquentent,
par centaines de milliers, les marais l’automne et le printemps.
Oiseaux de rivage
Les rivages du Saint-Laurent
Le Saint-Laurent est une route naturelle suivie par les oiseaux migrateurs.
Plusieurs oiseaux de rivages qui fréquentent les côtes
du fleuve Saint-Laurent sont des oiseaux migrateurs. Au printemps,
ils se dirigent vers le nord et l’automne venu, ils font route
vers le sud. Les rivages attirent diverses espèces d’oiseaux
selon le sol, la nourriture, la salinité de l’eau et
l’abri offert contre leurs prédateurs.
Sur les rives de l’estuaire du Saint-Laurent, là où
l’eau est salée, on trouve des colonies de bécasseaux,
de sternes, de canards plongeurs et de goélands tandis que
les falaises et rochers en bordure de mer accueillent les fous de
Bassan, les cormorans à aigrettes et encore les goélands.
Comme quoi, les goélands ne nichent pas que près des
dépotoirs et des amateurs de frites!
L’oie des neiges, une population en explosion
Protégée depuis 30 ans, l’oie blanche a survécu
à une chasse intensive, pratiquée surtout pendant les années 1800 et 1900. Mais sa population actuelle devient préoccupante
puisqu’elle est passée de 30 000 individus en 1970 à
plus d’un million d’oies aujourd’hui! Savais-tu
que la Réserve du cap Tourmente, à 30 km au nord de
Québec, accueille chaque année tout le troupeau d’oies
des neiges dans une bruyante cacophonie?
Le festin de l’oie des neiges: une plante
des marais
Dans son long voyage vers l’Arctique canadien, l’oie des
neiges a besoin de beaucoup d’énergie. C’est pour
cette raison qu’elle s’arrête dans certains marais
le long du fleuve Saint-Laurent pour s’alimenter et se reposer.
Cet oiseau se nourrit des racines de la scirpe d’Amérique,
une plante commune des marais
d’eau peu salée du Saint-Laurent
Martha, la dernière tourte d’Amérique
Jusqu’à la fin des années 1800, les tourtes d’Amérique
colonisaient les rivages du Saint-Laurent durant l’été
alors que les femelles pondaient leurs oeufs. Lorsque ces oiseaux
se rassemblaient, on raconte que le ciel devenait sombre sous le passage
de ce « nuage » de volatiles! Un chasseur habile pouvait
en abattre des milliers en une seule journée! De plus, la chair
de la tourte était réputée excellente. En quelques
siècles, la tourte a été totalement exterminée
par les chasseurs du Canada et des États-Unis.
Mais certains biologistes croient que la destruction des marais, l’un
des habitats naturels des tourtes (et des oies des neiges), aurait probablement compromis leur reproduction
et donc, leur survie. D’ailleurs, savais-tu qu’au moment
où disparaissait la tourte, on estimait qu’il ne restait
qu’environ 3 000 oies des neiges en Amérique? Aujourd’hui,
on compte environ 1 million d'oies des neiges!
Quant à la dernière tourte d’Amérique,
baptisée Martha, elle est morte le 1er septembre 1914 au zoo
de Cincinnati aux États-Unis. |
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